U4 Contagion – Yves Grevet, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Florence Hinckel

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« Je m’appelle Séverine, le monde est ravagé et je crois que je suis enceinte.

Je m’appelle Philippe, moi président de la république française, je n’ai pas pu sauver ma propre famille.

Je m’appelle Nicolas, je suis bloqué en Espagne avec mes potes: tout le pays est mort sauf nous, touristes français.

Je m’appelle François, c’est de la folie mais par amour, je suis prêt à redevenir un hors la loi. Je m’appelle Koridwen, j’ai l’impression d’avoir déjà vécu ça… »

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Ma lecture de U4 remonte à presque un an (j’ai lu Stéphane) mais quand j’ai vu que U4 Contagion sortait et qu’on nous promettait une suite, je me suis dit pourquoi pas ?

U4 Contagion n’est pas tout à fait une suite de U4, en fait on ne peut pas du tout dire que c’est une suite. Sans ouvrir le livre et simplement en lisant le résumé, on peut croire que c’est en fait le récit de quatre personnages, un peu comme le U4 original sauf qu’en vérité, ce n’est qu’un recueil de nouvelles. Il rassemble donc plusieurs nouvelles sur de nouveaux personnages, des personnages secondaires mais aussi sur les quatre personnages principaux. Ces nouvelles sont plus ou moins longues et deux petites BD, que j’ai bien aimées même si elles auraient mérité un peu plus de détails, illustrent certains passages du livre.

J’ai beaucoup aimé les premières nouvelles qui se passent pour la plupart juste avant le début de l’épidémie. J’ai surtout adoré Lena dans le bunker et son récit jour après jour jusqu’à ce qu’elle sorte de son bunker. Malheureusement, les premières nouvelles sur quelques personnages nouveaux, laissent très vite place aux nouvelles sur des personnages que l’on connaissait déjà si on avait lu auparavant les quatre tomes de U4.  Dans les premières pages de U4 Contagion, on nous prévient que certaines nouvelles contiennent des spoilers mais qu’il est tout à fait possible de les lire sans avoir lu au préalable U4. Je ne suis pas d’accord et je déconseille de se lancer dans U4 Contagion sans en avoir lu ou relu au moins un. J’ai été complètement perdue dans la multitude de personnages et les nouvelles étaient parfois des flashback dont je ne me souviennais pas. Au final, j’ai essayé de resituer des personnages qui ne me disaient rien et des situations dont je ne me souvenais pas non plus. Et les nouvelles étaient souvent trop courtes pour que j’accroche vraiment à un personnage en particulier.

La nouvelle que j’attendais le plus était celle sur Koridwen parce que c’était la seule qui n’avait pas eu de vraie fin en soi mais j’ai également été déçue de ce côté puisque la fin est ambiguë et n’est toujours pas une fin.

En conclusion, des nouvelles courtes, parfois plus longues, qui n’ont pas la même qualité et qui se terminent, pour la plupart, de façon ambiguë. Le pari de faire une série de quatre personnages écrit par des auteurs différents était gagné mais le problème de ces nouvelles est qu’on est confronté d’une nouvelle à l’autre à un style d’écriture radicalement différent et qui m’a beaucoup dérangé. Je cherchai des réponses avec ce tome, voire une suite et une fin pour certains personnages mais j’ai plus eu l’impression que c’était un tome en plus superflu, écrit pour surfer un peu sur le succès de U4 et contenter les fans.

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Du Plomb à la Lumière – Anthologie

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Du Plomb à la Lumière, anthologie, éditions Le Grimoire, collection Mille saisons, 2016, 25€

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Il y a tant à dire sur cet ouvrage ! Du Plomb à la Lumière, c’est un de mes coups de cœur. Je l’ai acheté sur le stand de son éditeur, spécialisé SFFF, au Salon du livre de Paris 2016. Une grande partie des auteurs et des illustrateurs étaient présents, je suis ainsi repartie avec plusieurs dédicaces que je vous montrerai en bonus à la fin de cette chronique. Cette dernière différera par sa forme de celles auxquelles vous êtes habituées : à livre particulier, chronique particulière ! Lire la suite

La Déferlante, tome 1 – Michael Buckley

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Résumé :

Trente mille créatures inquiétantes surgies de la mer : les Alphas.

Veulent-elles nous envahir ou fuient-elles un danger terrifiant ?

Lyric, une humaine, et Fathom, le prince des Alphas, doivent absolument s’entendre pour sauver l’humanité.

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Gros coup de cœur pour ce livre, c’est une surprise pour moi !

J’ai été littéralement happée dans l’univers qu’a construit Michael Buckley. Je l’ai lu en trois heures… Je ne pouvais pas m’arrêter de tourner les pages ! Le résumé minimaliste du livre me donnait à peine des indices sur le contenu du livre… Enfin un résumé qui ne dévoile pas la moitié du livre !

D’un côté, nous avons les humains et de l’autre, nous avons les Alphas, un peuple venu de la mer. Pour quelle raison ? On n’en sait rien au début du livre, tout ce qu’on sait c’est que leur venue sème le chaos sur la terre ferme.  Une majorité de la population est opposée à la venue de cette « poiscaille ». Lyric doit se lier d’amitié avec Fathom, prince des Alphas pour essayer d’apaiser les tensions entre les deux peuples.

Les personnages principaux ont leurs propres problèmes et franchement, les larmes montent facilement quand on lit ce livre. Je qualifierai ce livre de dur, parce que même s’il y a du fantastique (bawi, on voit pas des gens venus de la mer tous les jours), il reflète toute la haine que les hommes ont contre l’inconnu… allant jusqu’à tabasser des gens qui se sont montrés gentils avec ces inconnus.

Il est très difficile de se retrouver avec les noms des races des Alphas et leurs caractéristiques mais ça n’est pas un obstacle à la compréhension globale du livre. J’ai beaucoup aimé le personnage de Lyric qui, sans être agaçante, essaye de soutenir sa meilleure amie, de se protéger et de défendre sa famille. Fathom, hmm, je sais pas trop comment le décrire, il reste pour moi, assez mystérieux. On ne comprend pas vraiment ses intentions.  J’ai bien ri à cause de certains prénoms des personnages…

En conclusion, c’est un coup de cœur pour moi ! Sur ce, je plonge dans le tome 2 en VO !

Nil – Lynne Matson

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coupdecoeurRésumé : Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil.

Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l’île …
Il n’y en a qu’une par jour. Une seule personne peut l’emprunter. Pire encore, les adolescents n’ont qu’un an pour s’échapper. Sinon, c’est la mort.
Le compte à rebours a déjà commencé…

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OH BON DIEU ! Voilà, j’ai fini cette perle en une après-midi… Et Waouh ! Que dire !

Alors Nil c’est quoi ? Un peu de Sa Majesté des mouches (j’aime bien citer un livre alors que je ne l’ai jamais lu, haha), un peu du Labyrinthe et un peu de Gone aussi. Le tout mélangé (avec tout pleins de bonnes choses) et le tour est joué, Nil est né.

C’est aussi un récit à deux voix, les points de vue alternent souvent, mais à chaque fois nous avons une information précise : le nombre de jours passés depuis l’arrivée de Thad et de Charley sur l’île. Et c’est quelque chose d’important puisque les habitants de Nil ne peuvent pas dépasser 365 jours sur l’île. Les habitants sont des jeunes (de 13 à 18 ans environ), ils viennent aussi des quatre coins du monde.

Malgré les ressemblances avec le labyrinthe par exemple, j’ai quand même vu que Nil est un livre très original. Les personnages engagent une course contre la montre dès qu’ils arrivent sur l’île. Il existe un échappatoire, tout les jours vers midi, une « porte » apparaît. Mais personne ne sait où mène cette porte. Du coup, nous sommes dans l’ignorance, on ne sait pas pourquoi ils sont là ni s’ils survivent quand ils passent ces portes. Il est aussi très difficile de réussir à traverser une porte. Et si des humains peuvent entrer par ces portes, des animaux aussi !

J’ai beaucoup aimé Charley. Elle réussit à survivre plusieurs jours seule, chose qui est très difficile à faire. Mais malgré tout, quand elle rencontre Thad, elle arrive encore à faire des blagues. Pour moi, c’est le personnage fort féminin que j’adore dans les livres. Elle est aussi très intelligente, elle arrive à élaborer des plans pour que Thad s’en sorte… Elle ne baissera pas les bras !

Thad, lui, essaye de ménager Charley. Il ne veut pas qu’elle baisse les bras et surtout, il veut qu’elle reste avec lui. Y a de l’amour dans l’air ~
Franchement, Thad est devenu l’un des héros masculin que j’aime le plus dans les livres…

Ce qui est drôle (enfin, non, c’est pas drôle), c’est que Thad et les autres habitants s’adressent à Nil comme si c’était une entité vivante. Tout au long du livre, on ne sait pas grand chose sur cette île. Juste qu’elle est cruelle et qu’elle aime bien taquiner les habitants humains.

En conclusion, Nil est un premier tome haletant, on a envie de connaître la fin du livre mais en même temps on en a peur de cette fin. Chaque chapitre que l’on passe représente une journée voire une semaine en moins dans le temps qu’il reste à nos personnages. Qui va réussir ? Qui ne va pas réussir ? Du coup, j’ai commencé à avoir peur de cette fin… Malgré tout, c’est un excellent premier tome qui promet une superbe trilogie !

Il y avait du sang par terre. Sur mon corps.
Sang pour sang hémoglobine, a gloussé Nil.

Phobos, tome 2 – Victor Dixen

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Attention, la chronique peut contenir des spoilers par rapport au premier tome

Résumé : Léonor et les passagers du Cupido décident de descendre sur Mars malgré leur découverte à propos du programme Genesis. Dans le désert aride de la planète, ils doivent garder le sourire face aux caméras alors que des jalousies, rancoeurs et passions inavouées déstabilisent les jeunes couples.

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Après l’excellent tome 1, je devais me procurer le deuxième dès sa sortie. Et le lire en quelques heures… C’est vous dire combien il m’a plu !

A la fin du tome 1, je voulais absolument lire la suite après un gros cliffhanger… l’auteur a récidivé et nous laisse encore une fois avec un cliffhanger.

Nous reprenons ce deuxième tome là où l’auteur nous avait laissé. Nos jeunes voyageurs de l’espace sont confrontés à un choix qui changera leur vie et surtout l’issue de celle-ci. Nous allons de rebondissements en rebondissements, certains mystère s’épaississent, d’autre sont résolus et d’autres encore s’ajoutent aux mystères déjà présents.

Des personnages qui n’étaient qu’à peine entrevus dans le premier tome sont ici plus développés et on s’attache à eux (Kenji…). D’autres, au contraire, on se met à les détester ! J’ai trouvé que certains personnages sonnaient un peu faux ici alors que dans le premier, ils étaient bien sous tous les rapports.

Je n’aime pas trop le choix de narration que l’auteur a choisi. J’ai l’impression d’être partout à la fois et parfois je me perds. Certes, cela apporte une certaine dimension à l’histoire, on sait ce qu’il se passe sur Terre ET dans l’espace, mais pour moi, il y a beaucoup trop de changements de points de vue.

Ce que j’aime particulièrement dans ces livres, c’est que Victor Dixen essaye de nous faire comprendre certains raisonnements scientifiques grâce à des schémas et certaines inventions farfelues se retrouvent réalistes avec ces schémas.

Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer avec nos protagonistes parce que chacune de leurs histoires sont tristes et ils se retrouvent traités comme des moins que rien, comme divertissement pour la planète sans que personne ne le sache ! Et arg ! J’ai envie de hurler et de tout casser tant s’est injuste pour eux. Mais bon, c’est un livre, je vais me calmer… Et enfin ! Nos voyageurs peuvent enfin espérer avoir une aide sur Terre !

La fin… Comme je l’ai dit plus haut, big cliffhanger qui annonce un troisième tome, alors que la saga aurait dû être une duologie. Je me pose encore la question, être folle de joie ou crier parce que je ne sais pas quand cette suite va être publiée ? Et quelqu’un veut-il bien arrêter cette sorcière de Serena McAbeille ?

Pour conclure, cette suite est superbe, on s’attache encore plus aux personnages mais à cause de cette narration qui me perds à chaque fois, ce n’est pas un coup de cœur pour moi.

Une petite citation pour la route :

N’empêche, rétorque Kelly. Quand je vois cette surface rouge, ça me fait penser à une pizza géante et pas bien appétissante. Heureusement que Serena, la pizzaïola de la téléréalité, s’apprête à balancer des ingrédients croustillants : nous. Tiens, en parlant de Serena, ça fait longtemps qu’on n’a pas vu son joli minois… J’espère qu’elle n’est pas morte, la pauvrette. Juste trop de peine à nous voir nous envoler loin d’elle pour toujours ; un excès de chagrin, ça peut tuer parfois.

Arena 13 – Joseph Delaney

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Des temps funestes pour l’humanité, un ennemi surpuissant à combattre… Le jeune Leif parviendra-t-il à venger son père ?

Une dystopie qui reprend les relations maître-apprenti de la célèbre série L’épouvanteur.

L’humanité a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Une sinistre créature, Hob, exerce une tyrannie sanglante sur la population. Des arènes de combat ont été ouvertes… La plus populaire et terrifiante est l’Arena 13 : c’est là où combat Hob. Un jeune garçon de 16 ans, Leif, va alors convaincre le meilleur des entraîneurs, Tyron, de le former au combat. Il a en fait une bataille personnelle à livrer : venger la mort de son père en tuant Hob lui-même…

Tout d’abord, je voudrais remercier Babelio et les éditions Bayard pour l’envoi de ce livre dans le cadre de masse critique et de la rencontre avec l’auteur, Joseph Delaney.

Je n’ai jamais lu l’Epouvanteur (qui est la série précédente de l’auteur) mais si c’est aussi bien, je fonce !
C’était une lecture imprévue mais si j’étais passé à côté, j’aurais manqué un truc !

Arena 13, c’est tout d’abord une couverture magnifique. Parce que quand une couverture nous plaît, on a tendance à acheter le livre, c’est un détail très important (Comment décrire toute cette douceur au toucher de la couverture mélangée à la dureté de l’image de la couverture ?). Le résumé en quatrième de couverture est d’ailleurs minimaliste, ce qui nous oblige donc à ouvrir le livre !

Ensuite, le livre commence par une succession de « règles » à suivre dans les arènes (puis ensuite dans la fameuse Arène 13 !). Même si j’adore ce genre de concept, les règles ne sont pas évidentes à comprendre puisque on a tout un vocabulaire compliqué, mais pas de panique : tout va s’expliquer.
Nous avons aussi en début de chaque chapitre une citation (parfois sordide) qui provient « d’ouvrage » divers de l’époque du style « Le recueil des anciens contes et ballades ».

Parlons maintenant de notre héros et du fond de l’histoire. Notre jeune héros de 15 ans s’appelle Leif (j’adore ce prénom !). C’est l’une des première fois que je lis un livre où le héros est un garçon et surtout un garçon largement plus jeune que moi. Je n’ai pas trouvé cette situation dérangeante. Donc, Leif, 15 ans, a un rêve : Combattre dans l’Arène 13. Il est rapide, fort et astucieux mais il n’est pas infaillible ! Il est intéressant de voir un personnage qui ne gagne pas tout et qui ne bat pas tout le monde, parce que cela signifie forcément une chose : une évolution du personnage. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, c’est vraiment quelque chose que j’apprécie.
Le roman est un habile mélange entre fantasy, science-fiction et dystopie et entre Gladiator et I, Robot.

Donc l’histoire intègre des robots, des combats (oui, le titre c’est Arena 13, donc on a bien une arène et des combattants.) J’ai trouvé aussi sympa d’avoir quelques éléments de la réalité de nos jours (qui est en fait un passé très lointain dans le livre), notamment la notion de programmeurs, etc.
Enfin, nous avons une petite amorce de romance qui, j’espère, ne se concrétisera pas car la fille en question est insupportable !

Pour conclure, c’est un livre dont j’ai été agréablement surprise et que j’ai lu très très vite. Le premier tome se conclut magnifiquement bien (avec un petit cliffhanger) et j’attendrai avec joie et impatience la suite des aventures de Leif !