Follow me back – A.V. Geiger



Prix : 16.90€ (papier), 11.99€ (numérique)
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Date de sortie : 08/06/2017
Service presse avec NetGalley et Collection R

Follow me. Love me. Hate me.

#EricThornObsessed

Agoraphobe, Tessa Hart ne parle à presque personne au quotidien, exception faite des réseaux sociaux où elle nourrit sa passion pour Eric Thorn, le prodige pop-rock de sa génération. Prenez-la pour une folle si vous voulez, mais il est le seul qui semble la comprendre, alors même qu’ils ne se sont jamais rencontrés…

Pris au piège entre son contrat et des fans envahissants au point de lui faire craindre pour sa vie, Eric se crée un faux compte Twitter pour troller l’un de ses plus gros followers, @Tessa♥Eric. Au lieu de ça, la relation qu’ils tissent sur Twitter dépasse vite tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Et lorsque les deux se donnent rendez-vous dans la vraie vie, ce qui aurait pu être la plus belle rencontre de tout les temps vire au cauchemar…

Waouh ce bouquin ! Ce coup de coeur ! Cette découverte ! J’en perd mon français tellement j’ai ha-llu-ci-né !

Je ne pensais pas le dire un jour mais oui, un livre tiré de Wattpad est devenu un coup de coeur !

On suit Tessa et Eric. L’une est agoraphobe depuis quelques mois et l’autre est un chanteur super connu qui s’énerve parce qu’un hashtag à son nom a été lancé (#EricThornObsessed). La lanceuse de hashtag n’est autre que Tessa, fascinée par Eric Thorn et ses chansons, elle n’a pas pu s’en empêcher de lancer se hashtag pour accompagner son histoire (écrite sur Wattpad ahah).

Ce que j’ai aimé dans cette histoire, c’est qu’elle nous plonge dans Twitter, dans cette facilité de se faire passer pour quelqu’un d’autre et dans l’esprit des fans déjantées même si au final, Tessa n’est une fan si extrême que ça. Tessa m’a beaucoup touchée. Elle souffre d’agoraphobie à la suite d’un événement (révélé vers la fin) et personne ne semble vraiment la comprendre même pas sa psychologue! Alors quand Eric la contacte à l’aide d’un faux compte Twitter en la traitant de sangsue, c’est une amitié inattendue et bienvenue pour la jeune fille qui naît.

Eric quant à lui est cerné par sa plus grande peur : que l’une de ses fans le tue. Ça peut sembler abracadabrant mais il y a des fans bizarres dans n’importe quels fandom et c’est vrai que je n’avais jamais pensé à ce que les chanteurs pouvaient éprouver face à ces fans.

La relation entre Tessa et Eric est belle, ponctuée de disputes comme dans n’importe quelle relation mais ponctuée aussi de bons moments, de secrets partagés et de fous rires. C’est en fait le genre de rencontre qui pourrait durer toute une vie !

Cette belle histoire est pourtant riche en rebondissements puisque le roman est ponctué de rapports d’interrogatoires qui laissent imaginer qu’il s’est passé quelque chose de grave… C’est en effet vers la fin que l’action s’enchaîne très rapidement pour au final se conclure sur un bon gros cliffhanger surprise.

Je n’ai rien du tout à reprocher à ce livre et c’est presque une première pour moi ! Je dirai juste que je n’ai pas réussi à le lâcher avant de le finir avec cette intrigue pas si folle que ça mais qui a le mérite de rendre accro, que la psychologie des personnages est très très bien menée et que j’ai tout simplement adoré !

Résumé complet (avec spoilers!)

Publicités

I am Princess X – Cherie Priest

Prix : 14,90€ (Papier)
Edition : Bayard
Date de sortie : 26/04/2017
Service presse avec Booknode et Bayard

L’amitié plus forte que la mort!

May et Libby étaient les meilleures amies du monde. Mais Libby a disparu dans un accident de voiture, et May ne s’en est jamais remise. Trois ans plus tard, May découvre avec stupeur des autocollants à l’effigie de Princess X placardés dans toute la ville ! C’est un personnage qu’elle avait créé avec Libby! Qui a bien pu la reprendre à son compte ? Un site internet lui est même dédié et l’on peut y lire ses aventures. En les parcourant attentivement, May découvre des indices troublants qu’elle seule peut comprendre… Qui se cache derrière Princess X?

Lu en une journée, j’ai quand même bloqué sur certains éléments de l’histoire.

May et Libby sont meilleures amies, elles sont inséparables depuis qu’elles ont créé une BD dont l’héroïne est une princesse. Mais tout s’arrête du jour au lendemain lorsque Libby meurt tragiquement dans un accident de voiture. Pourtant, May croit toujours que Libby est vivante même trois ans après son accident.

J’ai eu bien du mal à m’attacher à May. Peut-être est-ce à cause du récit à la troisième personne, peut-être à cause de son caractère peu mature pour une jeune fille de dix-sept ans. En tout cas, ce n’est pas un personnage très mémorable alors qu’elle est censée avoir vécu quelque chose de très fort. Ce qui lui a encore plus desservi, c’est le manque d’émotion dans le récit. Je n’ai pas été triste avec May ni pour May, en fait, la disparition et la mort de Libby m’ont laissé froide.

Passons à l’intrigue et à l’histoire. I am Princess X peut se classer très facilement en Thriller YA. Comme je l’ai dit, je ne l’ai pas lâché et je l’ai fini en quelques heures. Mais le fait est que l’histoire et surtout l’intrigue étaient vraiment tirées par les cheveux. Digne d’un épisode d’Esprit Criminel mais beaucoup plus soft. Je ne me suis pas attendue une seule seconde à un dénouement heureux en lisant le résumé et les premières pages et c’est pourtant ce qu’on nous sert sur un plateau vers la moitié du roman. En tout cas, c’était totalement irréaliste.

Les bons points qui fait plaisir, par contre, c’est la présence de passage de BD qui nous transforme nous aussi en enquêteur pour tenter de trouver des indices sur Libby mais aussi l’absence de romance. Eh oui, parce que May trouve lors de son enquête, Patrick, un jeune homme doué en informatique qui a besoin d’argent pour financer ses études. Sauf que j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Patrick a accepté de se mêler de cette affaire alors qu’il ne tirerait rien de tout ça. Alors oui, l’auteure essaye de nous faire croire que c’est pour résoudre l’un des plus grands mystères de leur époque mais soyons franc, quel genre de hacker se mouillerait jusqu’au cou juste pour connaître l’identité d’un dessinateur ?

Malheureusement, ces bons points n’étaient pas suffisants pour me faire vraiment aimer ce livre.

En conclusion, l’idée de départ était intéressante mais à partir du moment où on comprend vers quoi l’auteure a décidé de se tourner, mon envie de finir très rapidement ce livre a augmenté et forcément, j’ai moins apprécié ma lecture. Je pense que l’auteure aurait dû mieux développer ses personnages et surtout celui de May et peut-être rendre l’histoire plus réaliste…

The Cruelty – Scott Bergstrom

Gwendolyn Bloom a à peine sept ans lorsque sa mère est assassinée sous ses yeux, et dix-sept lorsque son père disparaît brutalement, à la même date. Cette nouvelle épreuve s’accompagne d’une découverte accablante : son père n’est pas un diplomate, comme elle l’a toujours cru, mais un espion travaillant pour le FBI, dont les alliés semblent s’être retournés contre lui, après l’avoir accusé d’être passé à l’ennemi. Désespérée, Gwendolyn décide de partir seule à la recherche de son père qui, elle en est sûre, a été enlevé et reste vivant… Commence alors pour elle une longue traque dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux d’Europe. Suivant les indices que son père lui a laissés, à Paris, Berlin puis Prague, Gwendolyn croise les pires spécimens de l’espèce humaine. Et surtout elle comprend très vite que, pour survivre à la cruauté de son un ennemi, il faut devenir plus cruel que lui.

Un thriller jeunesse ? Le concept m’intéressait pas mal, mais est-ce qu’il a rempli toutes mes attentes ? Oui et non, d’un côté, l’action ne manquait pas et de l’autre, même si j’ai bien aimé le personnage de Gwendolyn, j’ai eu du mal à vraiment m’attacher à elle et à ressentir ce qu’elle ressentait.

Gwendolyn a dix-sept ans, elle vit une vie plutôt normale si ce n’est qu’elle est fille de diplomate. Quand son père disparaît et qu’elle apprend dans la même journée qu’il était en fait un espion et qu’il s’est peut-être fait enlevé, elle décide de se lancer à la poursuite de ses ravisseurs aux quatre coins du monde, avec une seule préoccupation en tête : son père est-il vivant ou mort ?

Bon, franchement, j’ai été bien emballée par les premières pages. Gwendolyn perd sa mère très jeune de la plus horrible des façons mais elle arrive, accompagné de son père, à surmonter l’horreur. J’ai beaucoup aimé la façon de penser de Gwendolyn et son évolution très rapide en quelques mois. Elle passe d’une lycéenne lambda à une tueuse de dix-huit ans. Ce qui montre bien qu’entre le début et la fin, le ton est monté pour arriver à une fin pas si heureuse que ça. Eh oui, amateurs de Happy Ending, passez votre chemin et amateur de Romance, même s’il y a un début d’amourette, passez votre chemin aussi ! Après tout, le roman est appelé « The cruelty », soit pour montrer la cruauté du monde, soit pour montrer celle de Gwendolyn. Ou peut-être les deux.

Peu après la disparition de son papa, Gwendolyn apprend à se battre en quelques semaines, arrive à se servir d’une arme on ne sait comment  dès qu’un pistolet lui tombe entre les mains et elle a une chance de malade de ne pas se faire tuer entre autre. Le tout est à peine croyable mais ce n’était pas vraiment la véracité que je cherchais en lisant ce bouquin, après tout, une lycéenne de dix-sept ans qui arrivent à échapper à la CIA ? C’est difficilement possible d’autant plus qu’elle est rapidement recherchée par Interpol. Donc question crédibilité, on repassera.

Le tout est plutôt bien écrit et bien agencé, j’ai eu envie de savoir si Gwendolyn retrouverait son père ou non. Mais comme je l’ai dit plus haut, j’ai trouvé qu’il manquait d’émotion. Gwendolyn vit quelque chose de très fort, elle vagabonde dans des pays qu’elle connaît à peine, rencontre des gens peu recommandable et pourtant j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie pour elle.

En conclusion, c’est un bon thriller qui met en scène, pour une fois, une adolescente. Le suspens était vraiment à son comble mais le vrai manque c’est celui des émotions. J’aurai aimé ressentir des frissons pour elle mais je n’ai rien éprouvé pour Gwendolyn…

Candidate – Christine Féret-Fleury

cover106056-mediumresume-2

Brillante étudiante en sciences politiques, Laure Meziani est la secrétaire personnelle de Pierre de Morangles, le candidat aux électorales du Nouveau Parti du Centre. La fascination qu’elle lui voue est sans borne, et, lorsqu’il semble enfin la remarquer, elle profite de ces heures volées sans penser au lendemain. Mais après leur première nuit, elle ne s’attendait pas à se réveiller à côté d’un cadavre ! Pas plus qu’elle ne s’attendait à plonger dans l’envers du décor qui accompagne cette mort aussitôt transformée en évènement médiatique et maquillée en en argument de campagne. Car si la vie de Laure lui semble s’arrêter, la campagne, elle, ne doit pas s’interrompre, et ce qu’il faut désormais au NPC, c’est surprendre… Quelle plus habile surprise qu’un nouveau visage, que personne ne connaît, que personne n’attend : celui de Laure. Alix de Morangles, charismatique veuve de Pierre et avocate renommée, a décidé de faire de la jeune femme la nouvelle candidate du parti, modulant son image, s’appuyant sur son ambition pour camoufler sa naïveté et son manque d’expérience. Première surprise, Laure sera la première conquise par ce défi : grimper les échelons, acquérir du pouvoir. Laure n’est pas si naïve ; elle sait qu’elle va devoir se battre pour se faire une place dans un cercle très fermé… et surtout pour y rester. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

avis

Eh bien, cette lecture fut bien laborieuse ! Attirée d’abord par le résumé mais aussi par sa catégorisation (en YA/Jeunesse/Science-fiction(?)), je me suis rendu compte plus tard que ce livre ne pouvait ni être du jeunesse ou du young-adult et encore moins de la science-fiction. Déjà par le fait que la protagoniste a 26 ans mais aussi à cause du sujet assez sérieux comporte quand même des scènes adultes (sans tourner à l’érotique, mais presque quoi). Bref, ce n’est du tout jeunesse et c’est clairement un livre pour adulte, faites donc attention aux tags et aux catégories associées de certains livres qui sont parfois complètement à côté de la plaque.

Passons au plat de résistance, de quoi ça parle ? Eh bien, ça parle de Laure, l’assistante personnelle de Pierre de Morangles, candidat d’un nouveau parti, qui prend sa place à la mort de celui-ci et qui doit séduire son public en faisant valoriser sa jeunesse. Laure est prometteuse, elle est jeune, à fond dans la politique et elle se fait très bien manipuler. D’ailleurs une partie de l’intrigue tourne autour de qui manipule qui ? J’avoue ne pas avoir très bien compris la réponse à cette question (si tant est qu’il y en a une) parce que les motivations de certains personnages ne sont pas bien expliquées/exploitées même si on peut comprendre que la motivation principale, c’est le pouvoir.

Le décor se met très rapidement en place puisque dès les premières pages Pierre de Morangles meurt (au côté de Laura d’ailleurs, c’est pas joyeux joyeux mais c’est l’une des meilleures scènes de ce livre) et Laure se retrouve propulsée devant les médias (AKA la cage aux lions). J’ai dit au début que ma lecture a été laborieuse et elle l’a été car l’histoire est racontée à la troisième personne et que je ne me suis sentie que spectatrice. Je ne me suis donc pas attachée aux personnages et à leurs difficultés. D’autant plus que les points de vue alternent à chaque chapitre et que je n’ai pas pu me concentrer sur un seul des personnages et qu’il manque vraiment de descriptions pour aider le lecteur à se situer. Par contre, j’ai bien aimé ce début de livre qui était plutôt prometteur car Laure se fait peu à peu à son nouveau statut, que les bases de l’histoire sont posées et que c’est plutôt bien ancré dans l’actualité politique.

C’est ensuite que j’ai décroché peu à peu de l’histoire. En effet, même si l’histoire tourne autour de secrets de familles, de meurtres, d’adultère et de liaisons, j’ai trouvé que cela faisait trop de coïncidences fortuites et que le côté « thriller » et manipulation était accentué par les trop nombreux secrets/liaisons/meurtres sans pour autant bien les exploiter. Au lieu de ressentir l’envie de connaître ces fameux secrets, j’avais bien plus envie d’en finir avec ce livre qui partait trop loin pour ressembler à la réalité.

 En conclusion, c’est vrai que je n’avais encore jamais lu de livre qui abordait la politique (tout en restant de la fiction) et que je suis peut-être (sûrement même) passée à côté de ce livre mais mon ressenti est clair et net, j’ai avancé à reculons dans ma lecture et j’ai soupiré de soulagement quand je l’ai fini…

note 1et

La Chimiste – Stephenie Meyer

la-chimiste-842609-264-432

resume-2

Elle était l’un des secrets les mieux gardés – et des plus obscurs – d’une agence américaine qui ne portait même pas de nom. Son expertise était exceptionnelle et unique. Et puis, du jour au lendemain, il faut l’éliminer au plus vite…

Après quelques années de clandestinité, son ancien responsable lui propose d’effacer la cible dessinée sur son dos. Dernière mission… ou dernière trahison?

Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, un homme que tout devrait éloigner d’elle va bouleverser ses certitudes. Comment survivre à une traque impitoyable quand on n’est plus seule?

avis

Stephenie Meyer a bercé mon adolescence, d’abord avec Twilight puis avec les âmes vagabondes et j’ai toujours accroché à son univers (non, je refuse de penser au « bonus » spécial 10 ans de Twilight.) Alors forcément, quand j’ai entendu qu’elle allait sortir un nouveau livre, j’ai sauté de joie, puis j’ai compris qu’elle se lançait dans un thriller, un nouveau genre elle pour un retour en force presque inespéré !

Voilà le topo, Chris est une jeune femme à la routine bien rôdée, elle est en cavale et essaye d’éviter à tout prix ceux qui la recherchent (aka une agence gouvernementale hyper secrète). Mais un jour, le responsable de cette agence la contacte pour effectuer une dernière mission, trouver (et torturer aussi) un terroriste qui menace de lâcher un virus mortel dans l’air. Et oui, notre Chris est en fait une chimiste/biologiste aux techniques super efficaces pour faire sortir la vérité des terroristes les plus récalcitrants !

Et nous voilà plongés dans ce nouvel univers. Enfin, pas tout à fait puisque les premières pages sont plutôt longues et détaillent toutes les routines de Chris… Mais malgré ce début plutôt lent, j’ai accroché au personnage d’Alex, elle est débrouillarde et courageuse et elle essaye de s’en sortir même si elle a compris depuis longtemps qu’elle n’a jamais vraiment vécu comme une jeune femme ordinaire et c’est ce qui fait son charme. Sa rencontre avec Daniel et Kevin rajoute aussi une dimension amoureuse (je vous dis pas avec lequel, hohoh !) sans pour autant éclipser l’intrigue. Daniel et Kevin sont à l’opposé l’un de l’autre et j’ai une petite préférence pour Kevin parce qu’il est super fort alors que Daniel joue un peu le rôle de la demoiselle en détresse. Oh et surprise, même s’il y a deux garçons (une récurrence dans les livres de Stephenie Meyer), il n’y a pas de triangle amoureux, ouf !

Les scènes où Chris utilise ses talents de chimiste sont tellement réalistes qu’on pourrait presque utiliser ses astuces dans la vie réelle (enfin, je ne vous recommande pas d’extraire le cyanure présent dans les noyaux de pêches, hein) et pour cause, Stephenie Meyer n’a pas fait les choses à moitié et à demander quelques informations à des biologistes mais aussi à des anciens des forces de l’ordre entre autre pour décrire des scènes très réalistes.

Enfin, vu que c’est un standalone, j’avais un peu peur de la fin mais finalement, je suis plutôt satisfaite de cette fin qui tend vers le happy end.

Avec ce thriller, on découvre une nouvelle facette de la plume de Stephenie Meyer, la narration est à la troisième personne (une première pour ses livres) et s’adresse à un public plus âgé que celui de Twilight. Stephenie Meyer a, pour moi, réussi son retour en force et se réinvente une nouvelle fois.

note4et

Faites vos jeux – Julia Richard

faites-vos-jeux---751668-250-400

pasmal

Huit personnes très différentes se réveillent dans une maison sans fenêtres. Il n’existe qu’une seule issue, et pour sortir il faut posséder le code. L’un des prisonniers est l’organisateur de l’expérience. Il est le seul à connaître la combinaison. Mais pour débloquer la porte, il faut être deux, et deux seulement. Le but du jeu ? Éliminer les innocents pour rester avec le plus susceptible d’être un psychopathe. Quand la logique est inversée, les règles classiques du huis-clos ne tiennent plus, il faut protéger « le loup ». Jusqu’où iriez-vous pour récupérer le code sans devenir une cible ? Pour son premier roman, Julia Richard propose un thriller cruel où elle explore avec finesse la complexité des rapports humains. Un programme idéal pour satisfaire les pires dérives voyeuristes d’une société-spectacle.

Sans titre 1

En lisant le résumé de ce livre, j’ai tout de suite eu envie de le lire. Je suis une grande fan d’Agatha Christie et le premier livre que j’ai lu d’elle, c’est les Dix petits Nègres. Autant dire que l’histoire de Julia Richard me plaisait sans même l’avoir lue.

J’ai eu un peu de peine à rentrer dans l’histoire, je ne comprenais pas tout et surtout je n’avais pas fait attention à une page en particulier, une page qui change tout ! En effet, le livre est découpé en neuf parties, une pour chaque personnage et une dernière partie en plus. Ainsi, nous avons le point de vue de chacun des personnages même si certaines parties donnent plus de renseignements que d’autres.

L’histoire débute super bien (enfin bien pour moi pas pour les personnages, hein !), huit personnes sont enfermées dans une maison, l’objectif pour eux est de trouver quelle est la personne la plus susceptible d’être le « loup », la personne qui les a enfermée. Et qui se trouve avec eux ! Ils se rendent vite compte que le seul moyen de s’échapper de la maison est de jouer le jeu. Les plans commencent à s’échafauder et les mensonges commencent.

Et nous aussi, lecteurs, nous commençons à nous poser des questions, lequel de ces personnages est le plus fou ? Qui aurait pu faire ça ? L’atmosphère est pesante et angoissante parce qu’on ne sait pas qui est le responsable. Les personnages essayent de s’analyser entre eux, mais ils ne sont pas super doués, pas de chance, ils ne nous aident pas beaucoup. Jusqu’à la fin, je n’ai pas réussi à découvrir qui était derrière tout ça et le premier problème dans cette histoire m’a éclaté à la figure… La fin ne donne pas clairement le coupable. Je n’ai absolument rien compris de la fin. Elle est maladroite et incompréhensible. Et ce n’est pas le seul problème de ce livre !

En effet, il y a un manque de soin flagrant. Soit c’est sûrement un problème de relecture de l’auteure soit … je sais pas. Certains mots sont mal orthographiés : Slave pour salve… débouter pour déboutonner… et les expressions sont parfois changées, il faut mieux au lieu d’il vaut mieux ou encore le méchant petit canard au lieu du vilain petit canard. De petits détails qui m’ont bien fait rigoler mais question relecture du livre, c’est du zéro pointé ! Autres négligences, les tirets du dialogue qui, parfois, n’existent pas, à toi lecteur de savoir où ils sont. Et ne parlons pas des oublis de virgules… Bref, j’ai eu l’impression de lire un livre rédigé par une enfant ou, au mieux, une adolescente.

Les personnages ne sont pas assez travaillés, même si le point de vue change à chaque partie, j’ai eu l’impression d’être dans la tête d’un seul et même personnage. Quand la narration passait à un autre point de vue, je n’arrivais même pas à savoir si c’était un homme ou une femme qui parlait, je devais sans cesse revenir à la page qui annonçait le point de vue pour me dire « Ah oui, c’est elle qui parle ! »

En conclusion, l’histoire partait d’une très bonne idée, je ne l’ai lu que pour cette raison d’ailleurs, mais côté personnages et écriture, c’est un vrai désastre…

Reçu dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict, merci aux éditions Luciférine pour l’envoi de ce livre.

logo_livraddict

logo-luciferines-web-150x150