Les nuits d’Aksehir, tome 1 – Raku Tchikawa

Prix : 8.50€
Edition : Akata
Date de sortie : 13/04/2017
Service presse avec Babelio et Akata

Ayako est une jeune étudiante à Tokyo, en école de mode. Pourtant, peu motivée, elle ne trouve pas l’inspiration pour créer des designs satisfaisants et originaux. Mais grâce à l’amulette qu’elle porte autour du cou, une opportunité inattendue va se présenter à elle : Hodja, immigré turc, va lui proposer de travailler en tant que serveuse au sein d’Aksehir, son petit restaurant égaré au coeur de Shinjuku. Au fil de ses rencontres et de ses nuits de service, mais aussi au contact de Zakuro, fascinante danseuse orientale, Ayako va découvrir tout le charme de la culture turque… au-delà de tous clichés. Et si cette nouvelle ouverture sur l’étranger lui montrait enfin la Voie à suivre

Je continue peu à peu à me réconcilier avec les mangas et la masse Babelio spéciale BD et manga est tombée à pic ! Et puis comme ce manga m’intriguait énormément, j’ai fait d’une pierre deux coups!

Je vais faire court parce qu’au final il ne se passe pas tellement de choses et que si je vous raconte tout bah, je vous spoile tout le premier tome. Concrètement, je suis tombée sous le charme de ce tome 1. On plonge avec Ayako dans un restaurant turc en plein Tokyo, dépaysement total donc pour elle mais aussi pour le lecteur. J’avoue que c’est la première fois que je lis un manga ayant pour thème la restauration turque (c’est peut-être parce que c’est le seul en fait).

Je connaissais très peu de choses sur la Turquie et ce manga, sans nous assommer de détails superflus et tout en simplicité suscite l’envie d’en savoir plus sur la culture turque. Dans ce premier tome, les points évoqués de la culture turque (et je pense que ce sera les mêmes dans les prochains) sont la cuisine dont la mangaka est fan et la danse.

Sur fond d’amitié, de jalousie et d’amour, j’ai trouvé que ce premier tome était une réussite et j’embarquerais avec plaisir pour la suite!

Le fer au coeur – Johan Heliot

Prix : 17€ (papier), 10.99€ (numérique)
Edition : Gulf Stream
Collection : Electrogène
Date de sortie : 20/04/2017
Service presse avec Babelio et Gulf Stream

Punie et brisée pour avoir bravé le regard d’un défenseur de la Vertu, la jeune Maïan est envoyée dans les tréfonds de la Ville-Basse pour y expier sa faute. C’est au cœur de ce purgatoire de vapeur dont personne ne revient jamais qu’elle rencontre Leonardo, un étudiant condamné pour avoir laissé libre cours à son imagination en créant des machines fabuleuses. Avec l’aide de Volco et Lanaé, deux habitants de la ville souterraine, Maïan et Leonardo tentent d’unir leurs forces pour survivre. Mais dans ces entrailles nauséabondes où les âmes sont corrompues à force d’être opprimées, il est difficile pour ces épris de justice d’accorder leurs ambitions…

Ma lecture a quelque peu été gâchée à cause d’une fiche un peu trop détaillée envoyée par la maison d’édition, mais il n’empêche que j’ai vite été absorbée par l’univers que Johan Heliot a construit.

Dès les premières pages, on ressent la violence et l’oppression du monde où vivent Maïan et Leonardo. D’ailleurs, on fait la connaissance de ce dernier alors qu’il se fait amputer la main. Nos deux jeunes protagonistes se rencontrent dans la Ville-Basse, les bas-fonds de Pérennia où les rebuts de la société y sont envoyés. Maïan et Leonardo n’ont qu’un seul crime : avoir défié les dévots, une espèce de secte gouvernant la ville. Maïan n’a pas correctement salué l’un des prévôts alors que Leonardo construisait des machines, la technologie étant interdite.

J’ai été très surprise la violence qui ne nous est absolument pas épargnée. Alors que Maïan et Leonardo étaient obligés de suivre tout un tas de règles stupides destinées à entraver leur liberté d’apprendre et de faire des choix, c’est en se retrouvant dans l’enfer de la ville qu’ils ont acquis une certaine liberté. L’ironie de la situation ne m’a pas du tout échappée. Au final, cet enfer en est un à cause des machines à vapeur qui donne un certain confort aux habitants des tréfonds de la ville.

Maïan passe d’insouciante à brisée et enfin à assoiffée de vengeance. J’avoue adorer ce genre de personnage qui se relève malgré les épreuves injustes de sa vie. C’est elle aussi qui va se battre pour sa ville, qui va vouloir descendre les dévots de leur piédestal. Cette vengeance, elle ne va pas l’accomplir seule et elle va s’entourer d’allier dont Leonardo.

J’ai aussi bien aimé Leonardo avec son intelligence, sa sincérité et sa gentillesse mais j’ai toujours une petite préférence pour Maïan.

Malgré le fait que ce roman soit un Young-Adult, je n’ai pas retrouvé les clichés agaçant que l’on peut retrouver habituellement. Avec toutes les épreuves que les héros affrontent, je n’ai pas eu l’impression de me retrouver face à des jeunes.

Le monde est extrêmement bien décrit et les mots sont très bien choisis, j’ai vraiment ressenti cette chaleur, la vapeur et l’oppression des souterrains. C’est la première fois que je lis du Steampunk et j’ai fait un très bon choix en commençant par ce livre.

La fin était inattendue mais comme je l’ai lu sur cette fameuse fiche, je n’ai pas vraiment été surprise.

En conclusion, un univers admirablement écrit avec des personnages hauts en couleur en quête de liberté et de justice.

Le langage des fleurs – Erika Boyer

Prix : 14,90€ (papier)
Edition : Auto-édité
Date de sortie : 21/06/2017
Service presse avec Erika Boyer

Rose est dans une relation amoureuse qui ne la satisfait pas mais à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Elle supporte le comportement souvent abusif de son petit ami et se concentre sur ce qui a de l’importance pour elle, à savoir, la boutique qu’elle a héritée de son père. Mais le beau Ethan va venir mettre son coeur à l’envers et chambouler le faible équilibre de sa vie.

Rose se laissera-t-elle cueillir par ce bel inconnu tatoué au charme indéniable ? Arrivera-t-elle enfin à se libérer de cette relation sans amour qui la lie à un homme dont elle pense être redevable ?

Une chose est sûre, l’été s’annonce plein de promesses et les mystérieuses livraisons de fleurs dont la jeune femme est gratifiée seront aussi surprenantes que réconfortantes.

J’ai passé un très bon moment avec le langage des fleurs même si je regrette certains détails.

Rose est une jeune femme qui vit à Lacanau, elle tient une boutique de vêtements qu’elle crée elle-même. Elle est rejointe par Stecy tous les étés sauf que cet été-là, un petit nouveau débarque à Lacanau. Un petit nouveau qui ne laisse pas Rose indifférente.

Rose est une femme qui semble forte à l’extérieur mais qui est pourtant fragilisée par l’abandon de sa mère et par la mort de son père. Elle est rassurée par sa relation malsaine avec son petit-ami à la main légère mais l’arrivée d’Ethan à Lacanau va changer pas mal de choses ! J’ai lutté pour supporter Rose, elle ne s’en tient qu’aux apparences et essayent très rarement de creuser plus loin. Elle a également ce petit côté naïf avec Mickael (son petit-ami) qui m’a donné envie de la secouer pour qu’elle se réveille.

Grâce à un point de vue alterné, on fait également la connaissance d’Ethan. On découvre rapidement qu’il aime (beaucoup) les femmes et que sa sœur est Stecy, bien que Rose ne le sache pas de suite. Je l’ai bien mieux supporté que Rose, il est super attachant et presque parfait avec Rose mais j’ai trouvé certains de ses choix plutôt maladroits. Il va quand même jusqu’à traîner avec une fille qui ne veut que coucher avec lui, alors que Rose lui plaît carrément.

Maintenant, il y a quelques points qui m’ont dérangé. Tout d’abord, comme je l’ai dit plus haut, Rose ne sait pas tout de suite qu’Ethan est le frère de Stecy, alors qu’elles sont censées être super copines ! J’ai eu du mal à croire que Stecy ne lui ait pas dit son prénom et/ou ne montre une photo de lui. Ensuite, j’ai été surprise que Lucas se laisse appeler « cousin » par sa nièce juste parce qu’il est jeune et qu’il n’aurait pas l’étoffe d’un oncle. Je suis moi-même dans cette situation, j’ai des neveux qui ont mon âge et pourtant, je n’accepterais jamais qu’ils m’appellent « cousine ». Déjà parce qu’entre cousin, bah on peut se marier mais aussi parce que le lien oncle/nièce est, pour moi, beaucoup plus fort que celui de cousin/cousine. Enfin, certains personnages donnant de l’intrigue à l’histoire sont carrément oubliés et effacés alors que j’aurais bien aimé avoir plus de détail sur ce qui leur est arrivé.

Concernant l’intrigue et le suspense, on a beau avoir affaire à une romance, Erika a réussi à rendre une romance palpitante puisqu’il y a pas mal d’intrigues et de secrets qui se déroulent sous nos yeux. Ma préférée reste le mystérieux livreur de fleurs avec ses jolis messages destinés à Rose.

Pour ce qui est de l’écriture, Erika a une plume simple mais très poétique par moment. On sent que l’histoire est bien maîtrisée, qu’elle sait où elle veut nous emmener. Les émotions sont très présentes et sont puissantes. Je pense même que l’alternance des deux points de vue a accentué ce débordement d’émotions. J’ai découvert Lacanau grâce à Erika et rien qu’avec ses descriptions, ça m’a donné n’envie de piquer une tête dans l’océan ! (et de voir de beaux surfeurs) En tout cas, l’histoire est parfaite en cette saison chaude !

En bref, les petits détails que j’ai relevés n’ont rien enlevé à mon bon moment de passé. Il ne manquait pas grand chose pour que ce livre devienne un coup de coeur et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures avec Lucas (qui est mon chouchou) et Stecy !

A tout hasard, partie 2 – Jamie McGuire

Prix : 4,99€ (Numérique)
Edition : J’ai Lu
Date de sortie : 17/05/2017

Nouvelle maison, nouvelle famille, nouveau petit ami : pour une fois, tout semble parfait dans la vie d’Erin, au point qu’elle n’est plus tout à fait sûre d’être à sa place. Seule constante : l’hostilité évidente de ses camarades de lycée qui lui reprochent la disparition d’Alder.
Le jour où Erin ose pénétrer dans la chambre de son ancienne rivale, elle découvre les journaux intimes que celle-ci écrivait depuis son enfance. Malgré les avertissements de Weston, Erin ne peut résister et se lance dans leur lecture, pénétrant ainsi les pensées les plus obscures d’Alder.
Parfois, certains secrets sont faits pour être tus à jamais…

J’ai enfin lu cette deuxième partie où les révélations vont bon train. Dans cette deuxième partie, le climat est très étrange. Tout le monde essaye de se faire à l’idée de la disparition de deux des trois Erin.

Malheureusement pour Erin, beaucoup de gens lui en veulent de la vie qu’elle peut mener à présent.

Erin est elle aussi déconcertée. Même si elle s’entend beaucoup plus avec ces parents, elle est toujours déconcertée par sa nouvelle vie. Julianne et Sam sont vraiment sympas avec elle et lui donnent tout l’amour qu’Erin a manqué dans sa vie.

La routine s’installant, Erin et Weston filent le parfait amour. Enfin, jusqu’à ce qu’Erin tombe sur les journaux intimes d’Alder où elle écrit la raison de sa haine envers Erin et surtout, le dernier coup qu’elle s’apprêtait à commettre pour humilier Erin. Raison de plus pour détester Alder, puisqu’au final Erin n’était pas du tout responsable de ce qu’il s’était passé. L’ironie du sort, c’est qu’avec ces révélations, Erin est encore plus éloignée de toute cette histoire. Malheureusement, Alder n’est pas là pour s’en mordre les doigts.

Eh oui, parce que parfois, qui dit petite ville dit aussi gros secrets.

Même si l’histoire est concentrée sur le hasard, celui-ci n’est pas exagéré au point d’être invraisemblable. En fait, ce qu’il arrive à Erin est déjà arrivé à bon nombre de personne.

Comme toujours, l’écriture de Jamie McGuire est fluide et jolie. Et bien que je l’ai aimé avec du New Adult, elle arrive aussi à maîtriser le Young Adult.

A la fin de cette partie, pas mal de problèmes semblent résolus mais j’attends quand même quelques rebondissements dans l’ultime partie. J’ai donc hâte de lire la suite et la fin de cette histoire !

Mon avis sur la partie 1

A tout hasard, partie 1 – Jamie McGuire

Erin Easter est l’une des trois Erin de sa petite classe de terminale au lycée rural de Blackwell. Non seulement partagent-elles le même prénom, mais aussi le même anniversaire. Erin Easter, élevée par une mère célibataire négligente, aime être seule et admire Weston Gate de loin. Les autres Erin, Erin A. et Erin M., sont les chères et tendres de la communauté : filles des deux familles les plus riches de la ville, meilleures amies, pom-pom grils, et tout ce qu’Erin Easter n’est pas… et elles ne manquent jamais une occasion de le lui rappeler. Erin A. a même déclaré que Weston était à elle depuis le collège.

Weston est une star athlète et le fils de deux grands avocats. Il se bat tous les jours avec la pression qui accompagne son nom de famille et la sympathie secrète qu’il ressent pour Erin Easter. Elle mérite mieux, une vie différente. Ce n’est que lorsqu’il parvient à passer quelques nuits en compagnie d’Erin qu’il trouvera le courage de repousser les attentes de sa famille et de reconnaître ses sentiments… pour son futur et celui d’Erin.

Mais quand la tragédie frappe la petite ville, la vie d’Erin est chamboulée par un heureux hasard. Et quand la vérité est dévoilée et que tout ce que croyait désirer Erin se retrouve entre ses mains, sa vie ne fait que se compliquer.

C’est un grand plaisir de retrouver Jamie McGuire même si je ne suis pas amatrice des bouquins divisés en plusieurs parties.

Erin Easter est harcelée par deux autres Erin. Elles sont toutes nées le même jour de la même année et pourtant depuis le collège, les deux autres Erin s’amusent à tourmenter Erin. Jusqu’à ce qu’un jour, le hasard change la vie d’Erin.

Un début d’histoire plutôt particulier puisque qu’avoir trois filles qui s’appellent de la même façon et qui sont nées au moment, c’est vraiment un foutu hasard ! Alors qu’Erin Easter vit seule avec sa mère, alcoolique et droguée, les deux autres Erin vivent une vie plutôt sympathique. En plus de sa vie pas si joyeuse que ça, les deux autres Erin jouent les pimbêches et s’amusent à la traiter de pute et de salope. Pourquoi ? Eh bien parce que c’est ce que font les harceleurs, pas besoin de raison pour harceler. Mais est-ce qu’il n’y a vraiment pas de raison ? La fin laisse présager qu’il y a peut-être bien une raison à ce harcèlement. Jalousie, envie, on n’en sait rien pour l’instant.

En tout cas, ce bouquin porte vraiment bien son nom puisque comme par hasard, Erin se rapproche du type super populaire, Weston, qui sort avec l’une des Erin. Comme par hasard, il se passe quelque chose avec les Erin et comme par hasard, Erin Easter découvre avec Weston un secret qui change sa vie… Est-ce vraiment du hasard, de la chance ou autre chose ? Hmmm, cette première partie permet de laisser libre court à nos plus folles hypothèses !

Avec les révélations explosives de ce premier tome, j’avoue avoir un peu oublié les clichés qui m’avaient fait grincer les dents. Erin Easter est discrète, elle se laisse marcher dessus, préfère ignorer que se défendre. Un vrai cliché de la fille discrète et timide qui cherche à s’en sortir de ses propres moyens. Weston est très populaire. Et très beau aussi. Et sportif ! Tiens donc, encore un cliché. Sans oublié qu’il est riche et que du jour au lendemain, il traite Erin Easter comme si elle était sa princesse. La pauvre et le riche, question originalité, on est loin. Mais comme je l’ai dit, c’est ce début d’histoire étrange et bizarre qui me donne très envie de continuer avec la deuxième partie (mais qui ne sort malheureusement que dans un mois.)

En conclusion, j’ai toujours du mal avec cet effet de mode qu’est le découpage de bouquin même si en VO, il est aussi découpé en plusieurs parties. Je préfère vraiment avoir le bouquin entier sous la main mais celui-ci ne sortira que dans quelques mois. Quelques clichés que j’ai vite oubliés à cause de l’histoire qui prend un tournant inattendu. Un bon moment de passé mais c’est trop court !

La promesse – Mia Sheridan

Un serment, un mariage arrangé, un amour inattendu.

Quand Kira croise Grayson à la banque, elle pense avoir trouvé la solution à son problème : il est visiblement à la recherche d’argent et elle est prête à partager celui dont elle héritera si elle se marie. Il ne lui reste plus qu’à faire sa proposition, un peu inhabituelle. Grayson a promis qu’il restaurerait le vignoble familial situé en Californie. Pour cela, il a besoin de fonds. Il va accepter avec réticence la proposition de Kira.

Apparemment, ils partagent bien peu de choses. Ils ont également des préjugés l’un sur l’autre.

Mais, au cours d’un été, au milieu des vignes, ils vont apprendre à se découvrir, à s’apprivoiser, à découvrir que leur rencontre va peut-être leur permettre de trouver bien plus qu’un avantage financier.

J’avais beaucoup aimé Archer’s Voice et comme je n’ai pas eu l’occasion de lire Léo à sa sortie (et de toute façon, je n’ai toujours pas envie de le lire à cause des avis…) et me lancer dans ce one-shot m’a paru une plutôt bonne idée.

On fait donc la rencontre de Kira qui est une situation plutôt délicate financièrement parlant. Quand elle rencontre Grayson à la banque, la bonne idée du siècle lui saute aux yeux : elle va épouser Grayson pour toucher l’héritage que sa grand-mère lui a laissé. Quand ils se trouvent seuls dans la même pièce, des étincelles jaillissent : des lueurs de désirs mais aussi de défi se profilent à l’horizon, les deux protagonistes ayant un caractère explosif ! Tout cela sur fond de secrets de famille douloureux au cœur d’un vignoble qui promet le dépaysement.

Une manigance et un mariage blanc pour obtenir des sous avec une histoire d’amour qu’on voit arriver à des kilomètres, ce bouquin ne brille pas par son originalité et pourtant, j’ai tout de suite été absorbée et aspirée par cette romance. Les préjugés sont aussi au cœur du roman. Grayson pense avoir à faire à une princesse qui ne veut de l’argent que pour faire du shopping alors qu’elle a le cœur sur la main et Kira pense que Grayson est fait de glace et ressemble à un dragon tant il est méprisable alors qu’au fond de lui il souhaite prendre soin de Kira mais n’ose pas.

On dit parfois que qui se ressemble s’assemble et cette expression s’applique parfaitement à ces personnages. Ils sont têtus comme des mules et souhaitent toujours avoir le dernier mot ce qui crée des situations drôles et cocasses ! Mais au fil des pages, leurs passés respectifs se dévoilent et on découvre qu’ils ont d’autres choses en commun que leur caractère : un passé douloureux et une famille détestable.

Au final, ils se rendront compte qu’il faut mettre les préjugés de côté pour vraiment profiter de leur histoire d’amour.

En conclusion, une belle histoire d’amour et un bon moment de passé mais j’ai toujours cette soif de nouveauté qui fait que je n’ai malheureusement pas eu de coup de cœur.

The Elements, book 4 : The Gravity of Us – Brittainy C. Cherry

Traduction par Mille et une lectures

Graham Russell et moi n’étions pas fait l’un pour l’autre.

Mes émotions me dirigeaient et il était apathique. Je rêvais tandis qu’il vivait dans les cauchemars. Je pleurais quand il n’avait aucune larme à verser.

Malgré son cœur glacé et mon envie de fuir, nous partagions parfois des instants. Des instants où nos yeux se rencontraient et où nous voyions nos secrets. Des instants où ses lèvres goûtaient mes peurs et où j’aspirais sa douleur. Des moments où nous imaginions ce que ce serait de s’aimer.

Ces instants nous faisaient flotter, mais quand la réalité nous a rattrapé et que la gravité nous a forcé à descendre.

Graham Russell n’était pas un homme qui savait comment aimer et je ne le savais pas non plus. Mais, si jamais la chance de tomber amoureuse encore une fois, je tomberais pour lui indéfiniment.

Même si nous étions destiné à s’écraser sur le sol.

Cette saga, je l’ai commencée par le premier tome que j’ai vraiment adoré. Puis j’ai enchaîné avec les tomes 2 et 3 que j’avais bien aimé mais sans plus. Avec ces deux tomes intermédiaires, j’avais qu’un mot à la bouche : exagération. C’était vraiment trop pour faire vrai et je n’avais pas non plus accroché aux personnages ni à la romance.

Pour clore la saga et ne pas passer à côté d’un bon bouquin, j’ai décidé de lire le dernier de cette quadrilogie tout en étant un peu sceptique.

On suite cette fois-ci Graham, un auteur à succès qui ne ressent quasiment aucune émotion et Lucy, une fleuriste en devenir qui ressent… trop. J’ai trouvé que Graham n’était pas sympathique pour un sou ! Sa femme était exactement comme lui-même si elle, elle a réussi à atteindre des sommets sur l’échelle de la salope attitude. Bref, heureusement qu’on ne la voit pas beaucoup.

Comme dans les tomes précédents, il se passe énormément de drame mais je suis toujours faible quand il y a un bébé dans les bouquins. On ne le voit pas trop mais ça me fait toujours craqué !

Bref, si vous l’aurez compris, la romance se passe entre Graham et Lucy. Et si vous avez aussi tout suivi, c’est une romance qui ne commence pas vraiment sur le bon pied puisqu’ils sont tous les deux pris niveau cœur même si bon comme je l’ai dit aussi, Graham ne ressent rien !

Côté émotion, Graham va commencer à re-ressentir les émotions qu’il avait abandonné grâce à Lucy qui est juste une fille super pure. Ce dernier tome, c’est la représentation de l’amour à l’état pur entre deux personnes tout en montrant que l’amour dans la famille, bah c’est pas un truc inné.

J’ai adoré détester la sœur de Lucy, Lyric. Je trouve son prénom super joli mais son âme et son cœur était obscurcis par la jalousie qu’elle ressentait envers sa sœur.

En bref, un dernier tome avec une très jolie histoire d’amour sur fond de drame tout en donnant une morale sur l’amour familial.

Royal Bastards – Andrew Shvarts

Traduction par Mille et une lectures

Être un bâtard craint. Tilla le sait. Son père, Lord Kent de la Province de l’Ouest, l’aimait quand elle était petite mais il l’a rejetée dès qu’il a eu des enfants légitimes.

A seize ans, Tilla passe ses journées à explorer les tunnels oubliés depuis longtemps, sous le château avec son demi-frère, Jax et passe ses nuits à boire avec les servants, s’écroulant sur le sol de Jax tandis que sa chambre au château prend la poussière. Tilla désire secrètement s’assoir aux côtés de son père, resplendissante dans une robe scintillante, à apprécier les festins avec le reste de la famille. A la place, elle s’assoit avec les autres bâtards, comme Mile de la Maison Hampstedt, un érudit maladroit, amoureux de Tilla depuis qu’ils sont enfants.

Puis, à une fête organisée en l’honneur de la Princesse Lyriana en visite, elle choque tout le monde en choisissant de s’asseoir à la table des bâtards. Avant même de le savoir, Tilla entraîne la princesse dans une expédition nocturne. Avec Jax, Miles et Zell, un guerrier Zitochi venant du nord, ils tombent sur un crime qu’ils n’étaient pas censés voir.

La rébellion se prépare à l’ouest et un coup d’état brutal laisse l’oncle de Lyriana, l’Archmagus royal, mort et Lyriana, la suivante sur la liste. Le groupe s’enfuit, poursuivi sans relâche par des mercenaires meurtriers; leurs propres parents ont mis un prix sur leur tête pour éviter que le roi et ses puissants Mages royaux de découvrir la trahison.

Les bâtards s’unissent, réalisant qu’eux seuls ont le pouvoir d’éviter une guerre civile qui déchirera leur royaume – s’ils peuvent prévenir le roi à temps. Et s’ils arrivent à survivre à leur voyage.

Bon, comme vous avez lu l’énorme synopsis, vous connaissez les premières pages. C’est donc l’histoire de quatre bâtards et d’une princesse qui s’enfuient après avoir assisté à quelque chose qu’ils n’auraient pas dû voir.

Pour une fois, ce n’est pas la princesse que nous suivons mais la bâtarde qui hésite entre la vie simple des villageois et le confort des nobles. C’est en fuyant qu’elle découvre enfin qui elle est vraiment.

Les quatre autres personnages qui accompagnent Tilla sont tous très différents mais intéressant à leur manière. On a Jax, le demi-frère de Tilla qui n’a pas vraiment de but dans la vie, Zell, qui fait partie d’une tribu barbare, il est dur à l’extérieur mais très touchant à l’intérieur, Miles, le bâtard aimé par le côté noble et enfin la jeune princesse Lyriana que je détestais au début mais que j’ai applaudi à la fin.

Dans ce premier tome, on plonge dans un monde rempli de complot et de magique où pas mal de gens veulent prendre la place du roi, le père de Lyriana. On découvre ce monde, morceau par morceau, sans précipitation, ce qui contraste beaucoup avec l’atmosphère globale. En effet, après les premiers chapitres, on se retrouve dans une course effrénée, pleine d’action et de suspens si intense que j’ai tourné les pages très rapidement. Les protagonistes sont jeunes mais n’hésitent plus à donner la mort pour sauver leur vie et éviter la guerre.

Je me suis très attachée à Tilla qui, malgré son conflit intérieur face à son père, préfère  penser à son frère plutôt qu’à elle.  Je l’ai trouvée plutôt éloignée des autres personnages féminins que l’on retrouve dans les livres du même genre. Elle n’est pas têtue ni capricieuse, elle soutient « sa bande » sans vraiment la guider et tout en donnant de très bons conseils.

Tout n’est pas plat et même quand on pense que l’action prend fin, on se retrouve avec un twist de malade.

En conclusion, un vrai page-turner Young Adult et une vraie surprise qui a le potentiel de devenir un coup de cœur ! J’ai vraiment hâte de la suite même si ce premier tome ne sortira en VO qu’en juin 2017 !

Le baiser de la déesse, tome 1 – Aprilynne Pike

Quand pour sauver l’humanité, la seule chose à faire est de trahir la personne qu’on a de plus chère…

Tavia Michaels a miraculeusement survécu à un terrible crash qui a emporté ses parents. Mais peu de temps après l’accident, d’étranges événements se produisent… Qui est ce jeune homme d’un autre temps qui lui apparaît en rêve ? Et pourquoi peut-elle tout à coup faire surgir des objet comme par magie ?

L’accident l’a-t-il transformée plus qu’elle ne l’aurait imaginé ? En cherchant des réponses à ces questions, Tavia va découvrir que son passé cachait des mystères aussi incroyables qu’inquiétants…

J’ai enfin pu le sortir de ma pal et le lire !

Je ne connaissais pas du tout l’auteur même si j’ai déjà entendu parler de son autre saga (Wings). Du coup, ça a été la surprise totale ! Et c’était une bonne surprise puisque j’ai plutôt bien accroché à ce premier tome.

On y fait la rencontre de Tavia Michaels qui essaye tant bien que mal de se remettre d’un accident d’avion qui a tué ses parents. Mais petit à petit, des événements étranges se succèdent et on découvre avec Tavia ce qui se cache derrière ces événements.

J’avoue que j’ai beaucoup aimé le côté suspens et intrigue qui est très bien mené et qui, pour une fois, m’a étonné. Le titre donnait un petit indice mais il est bien mince face à la quantité de révélations que le livre dissimule. Aprilynne Pike a réussi à dresser dans ce premier tome un univers original et intéressant qui bien entendu, donne envie d’en savoir plus et d’en lire plus !

J’ai bien aimé le personnage de Tavia, ses raisonnements et sa façon de penser. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, elle cherche à découvrir ce que lui cachent ses proches par ses propres moyens et à ses risques et périls.

Malheureusement, j’ai moins bien accepté la présence d’un triangle amoureux sordide et bizarre et en plus le prochain tome laisse envisager qu’il continuera, ce triangle amoureux. Je sens même que Tavia, qui hésitait déjà pas mal dans ce premier tome, va hésiter encore plus… Bref, on verra bien.

En conclusion, un bon premier tome avec de bonnes bases et une jolie plume mais comme souvent maintenant, le triangle amoureux gâche une partie de la lecture même si j’ai passé un bon moment avec Tavia.

Felicity Atcock, tome 6 : Les anges voient rouge

Je n’ai jamais été une grenouille de bénitier, mais je me souviens très bien des grandes lignes de la religion qui affirment que Dieu est omnipotent, omniscient, omniprésent et… immense. Sauf qu’à en croire l’individu petit, chauve et rabougri qui se tient devant moi, il doit y avoir erreur sur la marchandise.

Dans le cas contraire, si ce type est bel et bien le Tout-Puissant comme il le prétend, il va apprendre de quel bois je me chauffe.

Même affronter l’enfer ne me fait pas peur. On n’avait qu’à pas m’enlever l’homme que j’aime.

Le sixième et dernier tome est enfin sorti ! Et il est déjà lu !

Bon premier verdict, c’est une bonne fin de saga mais avec quelques répétitions et une fin qui aurait mérité d’être plus approfondie pour être vraiment exceptionnelle.

Malgré tout, j’ai apprécié retrouver Felicity, son optimisme et ses petites piques bien sentie. On reprend la saga là où elle s’était arrêtée, c’est-à-dire, le face à face entre Dieu et Felicity. Au final, Felicity a une chance de retrouver son grand amour et c’est de là que repartent les aventures de Felicity. De fil en aiguille, elle découvre une nouvelle espèce et on lui fait pas mal de confidences ! Et surtout, on découvre, avec elle, que Satan a encore beaucoup de projets pour la Terre et avec Satan, cela se traduit par une violence phénoménale. Il y a surtout un passage que je retiendrai qui fait vraiment mal au cœur (et qui se passe pas loin de chez Féli!)

Dans la lignée des précédents tomes, ce dernier tome n’est pas très épais et j’avoue que j’aurais aimé qu’il soit un peu plus gros. Avec les répétitions de scènes, c’est la seule chose que j’ai à reprocher à cet ultime tome. En tant que fan et même si la fin était pas trop mal, j’aurais aimé en savoir plus dans l’épilogue qui m’a vraiment laissé sur ma faim.

Ça fait très longtemps que j’ai commencé cette saga et j’avoue avoir eu un petit pincement au coeur quand je me suis rendue compte que c’était sûrement la dernière fois que je les retrouvais même si la fin laisse envisager une suite dans le même univers, sûrement avec le fils de Felicity. J’oublierai jamais le fait que Felicity soit celle qui m’a donné envie de lire plus de bouquins avec des gens, des démons (et des entre-deux!). C’est aussi grâce à elle que j’ai pu trouver Charley Davidson qui a (presque) le même humour qu’elle… Bref, tout ça ne s’oublie pas ! Je remercie Felicity mais en fait, c’est Sophie Jomain que je devrais remercier. Sophie, on ne s’est jamais rencontrée (même si je vous ai déjà entre aperçue au Salon du Livre de Paris) mais merci de m’avoir fait découvrir les aventures de Felicity !