Les insurgés, tome 1 : Conquête – Elle Kennedy

Prix : 9.99€ (Numérique); 17€ (Papier)
Edition : Hugo Roman
Collection : New Romance
Date de sortie : 14/09/2017

Hudson Lane est la demi-soeur du leader des Souverains qui ont pris le pouvoir et instauré la loi martiale. Son frère a décidé de la marier à son second, ce qu’elle ne veut même pas envisager. Elle s’enfuit et risque la mort pour cette désertion. Dans sa fuite effrénée, elle croise le chemin de Connor Mackenzie qui a pris la tête des Insurgés. Elle ne peut lui révéler sa véritable identité. Entre ces deux-là naît une attirance immédiate, mais Connor n’est pas tout à fait prêt à accueillir une inconnue dans son groupe et Hudson va devoir lutter pour se faire accepter. Elle découvre ce que c’est que de vivre avec les Insurgés, les difficultés et les dangers du quotidien. Elle découvre aussi les histoires terribles qu’ont vécues ses nouveaux compagnons à cause des Souverains, en particulier celle de Connor et de sa famille. Mais son terrible secret va finir par être découvert, sa situation au sein des Insurgés est devenue plus que précaire. Connor va-t-il accepter qu’elle reste parmi eux ?

Après les romances sur le campus, Elle Kennedy s’attaque à la romance post-apocalyptique.

Hudson est une jeune femme qui vient de s’échapper de la ville et de s’éloigner de son frère pour rejoindre les insurgés. C’est une femme pleine de ressources mais qui sait qu’elle aura besoin des autres pour survivre à ce monde moitié dystopique moitié post-apocalyptique.
Connor est un leader, c’est lui qui mène un petit groupe d’Insurgés composé d’hommes ayant tous une spécialité. Il s’oppose à la venue d’Hudson dans son groupe car dans ce monde, il ne faut faire confiance à personne !

J’ai passé un bon moment avec nos deux protagonistes ainsi qu’avec l’équipe de Connor qui ont bien sûr chacun un comportement différent que ce soit envers les autres membres de l’équipe ou bien envers Hudson. Je n’ai même pas réussi avoir de préférence dans ce groupe de joyeux lurons, surtout parce que le premier tome ne donne pas assez d’éléments pour vraiment les cerner.

Je pensais ne pas aimer le mélange de romance érotique et la dystopie en un seul roman mais je dois dire que le tout était très bien dosé. Je suis néanmoins sceptique parce que dans ma tête encore, la dystopie reste un univers presque exclusivement young adult. Elle Kennedy a quand même fait un très bon travail car le risque était de tomber dans la facilité et d’exclure petit à petit le contexte dystopique de l’histoire pour ne préférer que le côté érotique, ce qui n’est pas arrivé ici. Il y a tout de même certains moments assez crus. Concernant l’intrigue, il était assez intéressant de se demander à quel moment le grand secret d’Hudson allait être découvert mais aussi quelle serait la réaction de Connor. Elle Kennedy a réussi à donner un tournant inattendu à cette révélation et qui bien sûr, donne matière pour le second tome.

J’ai été presque déçue quand j’ai fini le livre et surtout avec cette fin qui donne tellement envie de continuer l’histoire !

En bref, j’étais sceptique au début du roman mais j’ai de plus en plus aimé la relation Hudson/Connor. Ce ne fut pas un coup de cœur mais j’attends avec impatience la suite !

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La Faucheuse, tome 1 : Futur parfait – Neal Shusterman

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Les commandements du Faucheur :

Tu tueras.

Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.

Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.

Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Best-seller aux Etats-Unis, ce premier tome de la trilogie La Faucheuse est déjà en cours d’adaptation par les studios Universal.

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J’ai choisi de lire ce livre pour des raisons évidentes : l’unanimité des lecteurs. Ça a bien marché pour moi de suivre les avis même si j’ai pas mal stagné vers le milieu.

Le début est plutôt pas mal. Dans un monde futuriste, on ne peut plus mourir et l’une des seules façons de le faire, c’est de se faire glaner par des faucheurs. Les faucheurs deviennent donc la seule façon de réguler la population pour qu’elle ne devienne pas trop grande. Et justement, Citra et Dorian sont pris sous l’aile d’un faucheur respecté pour qu’ils deviennent eux-mêmes l’instrument de la mort.

Comme je le disais, le début est vachement intéressant. De façon classique, les premières pages présentent le monde et nous expliquent son fonctionnement. On se retrouve ensuite aux côtés de Citra. Je pensais que Citra serait le seul personnage principal mais j’ai été surprise de découvrir quelques pages plus loin, le point de vue de Dorian. Alors que Citra est directe et franche, Rowan réfléchit souvent avant d’agir. J’ai bien aimé Citra mais j’ai eu plus de mal avec Rowan. J’ai toujours des difficultés pour m’attacher aux personnages masculins mais j’ai trouvé Dorian un brin trop manipulateur. J’avoue quand même que c’est Rowan qui change le plus dans ce premier tome et c’est rien que pour lui que je continuerai la trilogie. C’est un peu paradoxal mais c’est comme ça! Citra et Dorian deviennent donc des apprentis faucheurs et apprennent au fil des pages comment glaner et que ressentir quand les faucheurs le font.

Il faut comprendre que les faucheurs sont un peu considérés comme des parias. Ils ont certes le permis de tuer mais ils ne peuvent plus avoir de contact avec leur famille et les autres personnes les voient comme des Dieux à craindre ou à révérer. Devant eux, il n’y a que deux réactions : la fuite ou le marchandage. Et je suis pas sûr que tenir ce rôle pendant des années voire des siècles soit très sain pour l’esprit des faucheurs. C’est le côté un peu triste du livre, j’ai ressenti beaucoup de pitié pour eux qui se retrouvent avec le sort du monde entre les mains.

Et de fil en aiguille, la romance s’installe entre Rowan et Citra. Enfin, elle s’installe un peu parce qu’on passe d’un « je vais tout faire pour gagner » à un « j’ai des sentiments » sans aucune transition et aucun lien logique

Vers le milieu, j’ai un peu décroché car les chapitres suivent le même schéma et se répètent. Ils commencent avec une leçon et se finissent avec une morale. Ce qui m’intéressait le plus au milieu des livres, ce sont les extraits des journaux de faucheurs respectés tels que Dame Curie qui s’interrogent sur leur rôle et si c’est bien ou mal. Mais du coup, le livre tourne autour de ce qu’il faut faire ou pas et de ce qui est bien ou mal. La vision du monde est très manichéenne et qui dit vision manichéenne dit aussi un groupe de mauvais faucheurs (qui sont super cruels) et un groupe de gentils (qui s’efforcent de s’opposer aux mauvais mais sans grand succès). Le monde est très bien construit, très bien fait mais l’histoire se concentre trop sur cette histoire de bien et de mal bien que Citra et Dorian bouscule pas mal de chose et je dirais même qu’ils se balancent entre le bien et le mal.

C’est la fin qui m’a sauvé de l’ennui et qui sauve le bouquin en enchaînant les révélations, l’action et en concluant magistralement tout en laissant planer le doute sur le devenir de certains perso. Je ne dirais pas que la fin appelle une suite mais comme le résumé confirme la suite, je ne dis pas non !

J’ai donc passé pas mal de temps sur le milieu du bouquin mais globalement, j’ai beaucoup aimé certaines idées.

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Forget Tomorrow – Pintip Dunn

forget-tomorrow-711024-250-400J'adoreRésumé : Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi !
Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux « souvenir », envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau… Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse.
Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune sœur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin.
Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…

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Qui n’a jamais rêvé de connaître une partie de son futur pour pouvoir adapter son présent et devenir son futur-moi ? Après avoir lu ce livre, j’en rêve plus du tout.

C’est cette dimension qu’explore Forget Tomorrow. Dans cet univers, connaître une partie de son futur fait parti de la vie de la population. Quand les « prédictions » ne sont pas heureuse, il faut à tout prix les éviter et donc vivre malheureux dans la plupart des cas (ne jamais aimer, de peur de faire du mal à la personne qu’on aime). Les souvenirs ne donnent presque jamais d’indice sur le moment où il va se réaliser, pour l’empêcher. Il est aussi quasiment impossible d’échapper à son destin, alors que faire ?

[La référence à Minority Report est vraiment bien trouvée, en plus c’est un film que j’aime beaucoup.]

Callie se retrouve face à un futur dont elle ne veut pas : elle s’est vue tuer sa sœur, mais elle sait que jamais elle ne le fera…  S’enclenche alors un contre-la-montre pour essayer d’empêcher la réalisation de son souvenir futur.

Ce que j’ai aimé à propos de ce livre, c’est qu’il nous montre que connaître notre avenir ne nous rend pas heureux. Au contraire, une partie de la population est déçue par ce futur. Chose encore plus flagrante que le futur ne rend pas les choses plus facile, ceux qui gouvernent cherchent à tout prix à découvrir comment envoyer un souvenir dans le passé et ils n’hésitent pas à tuer des innocents pour cela.

De plus, j’ai remarque qu’il existe une mise en abysse particulière. C’est-à-dire que dans le présent où Callie vit, il existe en même temps un passé et un futur.

Passons ensuite à la romance avec Logan, c’était assez long mais étonnamment je comprends pourquoi Callie hésite à s’engager. Après tout, c’est lui qui a arrêté de lui parler et c’est lui qui ne révèle que peu son passé alors qu’elle lui dit tout… Callie est un personnage intéressant, elle se dit ne pas être « dominante » pourtant elle agit comme telle. Elle aime profondément sa petite sœur et elle est juste prête à tout pour elle. Elle ne se soucie même pas de ce qui peut lui arriver à elle-même tant que sa sœur est en sécurité.

Je croyais avoir compris certains éléments de l’intrigue dès le départ… mais la tournure des événements était vraiment inattendue.

Cette lecture était une agréable surprise pour moi. Les livres que publie Lumen sont toujours de qualité. La conservation de la couverture VO était une bonne stratégie (elle est juste magnifique !).

J’attend avec impatience la suite en V.O qui sera publiée dans le courant de l’année 2016.

Faites que mon souvenir soit merveilleux. Faites que ce jour soit le premier du reste de mon existence, d’une belle et heureuse vie.

The Book of Ivy, Tome 2 : The Revolution of Ivy – Amy Engel

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Attention, cette chronique contient des spoilers sur le premier tome

Résumé : J’AI TOUT PERDU. MON FOYER. MA FAMILLE. L’HOMME QUE J’AIME.

Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.

Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution ?

CAR JE NE SUIS PLUS UNE WESTFALL, NI UNE LATTIMER. SIMPLEMENT IVY.
ET JE SUIS ENFIN LIBRE.

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J’étais excitée comme une puce à l’idée de mettre la main sur la suite et fin de cette petite perle. Malheureusement, j’en ressors mitigée…

On retrouve donc Ivy, à l’extérieur de Westfall, un peu perdue, elle essaye de trouver un refuge, des vivres, etc. Au début, c’était assez angoissant de savoir si elle allait survivre dans cet environnement hostile mais après qu’elle ait trouvé cet abri (avec un peu d’aide), je n’ai pas vraiment compris vers où l’auteur voulait nous diriger. Ce n’est qu’à la fin qu’il y a un vrai suspens et encore, j’ai l’impression que ça a été ajouté à la va-vite.

Ivy était assez agaçante, même si elle s’est bien débrouillée livrée à elle-même. Elle ment toujours autant (surtout dans la première moitié du livre) que dans le premier tome. Mais, par la suite, elle devient plus honnête et, ça, j’aime.

J’ai bien aimé les personnages de Caleb et de Ashley, mais seulement parce qu’ils ont fait comprendre à Ivy que mentir ne lui était plus nécessaire. Bon, ils étaient aussi utiles à la survie d’Ivy. Je dois dire que je m’attendais surtout à une romance avec Caleb… Mais je suis quand même contente qu’il n’y ait pas eu un triangle amoureux.

Enfin, dans le résumé, on nous promet une révolution… mais où est-elle ? Je pense pour ma part que la révolution s’effectue surtout dans la tête de Ivy. Elle grandit, elle devient plus mature du haut de ses dix-sept ans.

Pour conclure, j’ai trouvé ce tome superflu et sans grand intérêt. Pour un livre de 300 pages, il y avait beaucoup de blabla pour, au final, pas grand-chose. Néanmoins, comme j’ai adoré le premier tome, j’ai été ravie de retrouver Ivy et Bishop et surtout de voir comment la vie s’organisait en dehors de Westfall.

Phobos, tome 2 – Victor Dixen

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J'adore

Attention, la chronique peut contenir des spoilers par rapport au premier tome

Résumé : Léonor et les passagers du Cupido décident de descendre sur Mars malgré leur découverte à propos du programme Genesis. Dans le désert aride de la planète, ils doivent garder le sourire face aux caméras alors que des jalousies, rancoeurs et passions inavouées déstabilisent les jeunes couples.

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Après l’excellent tome 1, je devais me procurer le deuxième dès sa sortie. Et le lire en quelques heures… C’est vous dire combien il m’a plu !

A la fin du tome 1, je voulais absolument lire la suite après un gros cliffhanger… l’auteur a récidivé et nous laisse encore une fois avec un cliffhanger.

Nous reprenons ce deuxième tome là où l’auteur nous avait laissé. Nos jeunes voyageurs de l’espace sont confrontés à un choix qui changera leur vie et surtout l’issue de celle-ci. Nous allons de rebondissements en rebondissements, certains mystère s’épaississent, d’autre sont résolus et d’autres encore s’ajoutent aux mystères déjà présents.

Des personnages qui n’étaient qu’à peine entrevus dans le premier tome sont ici plus développés et on s’attache à eux (Kenji…). D’autres, au contraire, on se met à les détester ! J’ai trouvé que certains personnages sonnaient un peu faux ici alors que dans le premier, ils étaient bien sous tous les rapports.

Je n’aime pas trop le choix de narration que l’auteur a choisi. J’ai l’impression d’être partout à la fois et parfois je me perds. Certes, cela apporte une certaine dimension à l’histoire, on sait ce qu’il se passe sur Terre ET dans l’espace, mais pour moi, il y a beaucoup trop de changements de points de vue.

Ce que j’aime particulièrement dans ces livres, c’est que Victor Dixen essaye de nous faire comprendre certains raisonnements scientifiques grâce à des schémas et certaines inventions farfelues se retrouvent réalistes avec ces schémas.

Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer avec nos protagonistes parce que chacune de leurs histoires sont tristes et ils se retrouvent traités comme des moins que rien, comme divertissement pour la planète sans que personne ne le sache ! Et arg ! J’ai envie de hurler et de tout casser tant s’est injuste pour eux. Mais bon, c’est un livre, je vais me calmer… Et enfin ! Nos voyageurs peuvent enfin espérer avoir une aide sur Terre !

La fin… Comme je l’ai dit plus haut, big cliffhanger qui annonce un troisième tome, alors que la saga aurait dû être une duologie. Je me pose encore la question, être folle de joie ou crier parce que je ne sais pas quand cette suite va être publiée ? Et quelqu’un veut-il bien arrêter cette sorcière de Serena McAbeille ?

Pour conclure, cette suite est superbe, on s’attache encore plus aux personnages mais à cause de cette narration qui me perds à chaque fois, ce n’est pas un coup de cœur pour moi.

Une petite citation pour la route :

N’empêche, rétorque Kelly. Quand je vois cette surface rouge, ça me fait penser à une pizza géante et pas bien appétissante. Heureusement que Serena, la pizzaïola de la téléréalité, s’apprête à balancer des ingrédients croustillants : nous. Tiens, en parlant de Serena, ça fait longtemps qu’on n’a pas vu son joli minois… J’espère qu’elle n’est pas morte, la pauvrette. Juste trop de peine à nous voir nous envoler loin d’elle pour toujours ; un excès de chagrin, ça peut tuer parfois.

Arena 13 – Joseph Delaney

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Résumé : Des temps funestes pour l’humanité, un ennemi surpuissant à combattre… Le jeune Leif parviendra-t-il à venger son père ?

Une dystopie qui reprend les relations maître-apprenti de la célèbre série L’épouvanteur.

L’humanité a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Une sinistre créature, Hob, exerce une tyrannie sanglante sur la population. Des arènes de combat ont été ouvertes… La plus populaire et terrifiante est l’Arena 13 : c’est là où combat Hob. Un jeune garçon de 16 ans, Leif, va alors convaincre le meilleur des entraîneurs, Tyron, de le former au combat. Il a en fait une bataille personnelle à livrer : venger la mort de son père en tuant Hob lui-même…

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Tout d’abord, je voudrais remercier Babelio et les éditions Bayard pour l’envoi de ce livre dans le cadre de masse critique et de la rencontre avec l’auteur, Joseph Delaney.

Je n’ai jamais lu l’Epouvanteur (qui est la série précédente de l’auteur) mais si c’est aussi bien, je fonce !
C’était une lecture imprévue mais si j’étais passé à côté, j’aurais manqué un truc !

Arena 13, c’est tout d’abord une couverture magnifique. Parce que quand une couverture nous plaît, on a tendance à acheter le livre, c’est un détail très important (Comment décrire toute cette douceur au toucher de la couverture mélangée à la dureté de l’image de la couverture ?). Le résumé en quatrième de couverture est d’ailleurs minimaliste, ce qui nous oblige donc à ouvrir le livre !

Ensuite, le livre commence par une succession de « règles » à suivre dans les arènes (puis ensuite dans la fameuse Arène 13 !). Même si j’adore ce genre de concept, les règles ne sont pas évidentes à comprendre puisque on a tout un vocabulaire compliqué, mais pas de panique : tout va s’expliquer.
Nous avons aussi en début de chaque chapitre une citation (parfois sordide) qui provient « d’ouvrage » divers de l’époque du style « Le recueil des anciens contes et ballades ». On a donc le droit à ce genre de citation :

La mort change tout.

Parlons maintenant de notre héros et du fond de l’histoire. Notre jeune héros de 15 ans s’appelle Leif (j’adore ce prénom !). C’est l’une des première fois que je lis un livre où le héros est un garçon et surtout un garçon largement plus jeune que moi. Je n’ai pas trouvé cette situation dérangeante. Donc, Leif, 15 ans, a un rêve : Combattre dans l’Arène 13. Il est rapide, fort et astucieux mais il n’est pas infaillible ! Il est intéressant de voir un personnage qui ne gagne pas tout et qui ne bat pas tout le monde, parce que cela signifie forcément une chose : une évolution du personnage. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, c’est vraiment quelque chose que j’apprécie.
Le roman est un habile mélange entre fantasy, science-fiction et dystopie et entre Gladiator et I, Robot.

Donc l’histoire intègre des robots, des combats (oui, le titre c’est Arena 13, donc on a bien une arène et des combattants.) J’ai trouvé aussi sympa d’avoir quelques éléments de la réalité de nos jours (qui est en fait un passé très lointain dans le livre), notamment la notion de programmeurs, etc.
Enfin, nous avons une petite amorce de romance qui, j’espère, ne se concrétisera pas car la fille en question est insupportable !

Pour conclure, c’est un livre dont j’ai été agréablement surprise et que j’ai lu très très vite. Le premier tome se conclut magnifiquement bien (avec un petit cliffhanger) et j’attendrai avec joie et impatience la suite des aventures de Leif !

 Apprends à perdre afin de pouvoir, plus tard, apprendre à gagner

Iris Empoisonné(e) – Cindy Mezni

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Résumé : Athènes était autrefois le berceau de la civilisation. Aujourd’hui, la région se nomme Tartaros et est en train de devenir, lentement mais sûrement, le tombeau de l’humanité.

Le Fléau Pourpre, un virus mortel, a marqué la planète de son empreinte, les hommes dans leur chair. Le désespoir, la violence et la pauvreté sont les maîtres mots de ce nouveau monde.

Au cœur de cet univers, Irisya, 16 ans, vit recluse, protégée de l’extérieur par son frère, Memphis.

Jusqu’au jour où ce dernier disparait.

Irisya n’a pas le choix. Pour le sauver, pour survivre, elle va devoir affronter tous les dangers.

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Je l’attendais depuis longtemps et enfin ! Il est arrivé entre mes mains. Je ne ressors pas déçue de ma lecture.

La nature dystopique du livre est intéressante; ça ne reprend rien de déjà fait, c’est original. Le monde est divisé entre les Non-Atteints et les Atteints mais il reste très peu de survivant au « Fléau Pourpre » et les Non-Atteints vivants chez les Atteints sont en dangers. C’est d’ailleurs le cas d’Irysia qui n’a affronté que très peu le monde extérieur.

J’ai lu beaucoup de commentaires concernant la relation presque incestueuse d’Irysia et de son frère. J’avoue que c’est un peu bizarre mais ça peut s’expliquer par le fait qu’Irysia dépend de son frère et que sans lui elle ne peut rien faire (ça, c’est surtout ce qu’elle pense). Leur relation est tellement ambiguë que certains personnages vont jusqu’à croire qu’ils sont ensemble !

Plus on avance dans le livre et plus Irysia se transforme et se détache peu à peu de son frère, elle est plus confiante dans ce qu’elle entreprend et elle se bat pour elle, pour sa survie et pas pour son frère. Un triangle amoureux (voire un carré ?) se développe mais seulement à la fin, j’espère que ça va évoluer dans le deuxième tome ! Bref, j’ai très envie de connaître la suite.

Enfin, seul bémol, mais qui m’a agacé tout au long de ma lecture : la répétition de « quelque chose » (Répété 194 fois, si si.)

En conclusion, j’ai attendu tellement longtemps cette lecture que j’ai eu quand même un petit pincement au cœur en voyant qu’elle ne correspondait pas tout à fait à mes attentes. Malgré tout, c’était un bon livre avec un univers intéressant et j’espère que le tome 2 me plaira tout autant, voire plus.

Une braise sous la cendre – Sabaa Tahir

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Résumé : « Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. »

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

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C’est un livre qui était très attendu par beaucoup de personnes dont moi. J’avais même prévu de le lire en V.O mais au final, j’ai décidé d’attendre la sortie en version française.

Aucun regret, cette saga est prometteuse. L’histoire est bien écrite, l’univers nouveau, malgré une petite ressemblance avec Divergente au niveau des « castes ». Ici, les Erudits sont des esclaves que personne ne semble vouloir sauver, même la résistance est à cours de moyen, bref, ils semblent tous condamnés à une vie d’esclave, de torture, de maltraitance… Alors qu’ils sont censés être cultivés ! Malheureusement, dans ce monde, comme dans beaucoup, c’est la loi du plus fort qui règne. Les Martiaux sont des machines de guerre, ils tuent sans aucun scrupule et pour cause, ils sont entraînés depuis l’âge de 6 ans et sortent de leur école à 20 ans ! 14 ans de lavage de cerveaux, y a pas de soucis, ça vous transforme en machine à tuer.

Mais pas Elias, il est révulsé à l’idée de tuer, tout ce qu’il veut c’est sa liberté. Cependant,  par un concours de circonstance, sa liberté se retrouve retardée. Et heureusement car au même moment, Laia arrive. Laia est une érudite qui tente par tout les moyens de sauver son frère, enfermé dans une prison. Et ça ne va pas être une promenade toute gentille, humiliations et violence sont au rendez-vous.

J’ai adoré le personnage de Laia. A chaque fois qu’elle devait surmonter une épreuve, elle se disait dans sa tête que c’était pour son frère et qu’il valait tous les sacrifices. Laia est d’abord faible. Mais petit à petit, et c’est surtout marqué à la fin du tome, elle évolue. Elle devient forte et courageuse. C’est quelque chose que j’aime parce qu’un personnage qui reste sans évolution, c’est monotone. Elias, lui, ne m’a pas tellement marqué. Son hésitation entre Laia et son amie était trop présente même s’il fini par choisir à la fin (et encore, il hésite toujours, ahah). Bref, je l’ai senti moins courageux à la fin que Laia. Peut-être parce qu’elle a un but plus défini. Après, ce n’est pas un livre basé sur la romance, donc oubliez les phrases toutes mignonnes, etc.

En tout cas, j’ai hâte de lire le 2ème tome (qui n’est pas encore sorti). Ce 2ème tome sera peut-être un coup de cœur !

Une petite citation qui explique le titre du livre (et qui, j’en suis sûre, est très importante !) :

La vie n’est pas toujours ce que l’on pense qu’elle sera. Tu es une braise sous la cendre, Elias Veturius. Tu vas provoquer une étincelle et brûler, ravager et détruire. Tu ne peux pas l’empêcher.

In the After, Tome 2 : In the End – Demitria Lunetta

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Attention, cette chronique peut contenir des spoilers.

Résumé : Voilà trois mois qu’Amy a fui New Hope pour échapper au diabolique docteur Reynolds. Grâce à l’équipement de Gardienne que lui a fourni Kay et à l’émetteur sonique qui éloigne les créatures, elle survit tant bien que mal dans les étendues désertiques du Texas. Jusqu’au jour où une voix lui parvient à travers l’oreillette qui la relie encore à ses anciens camarades : Baby, restée à New Hope, est en danger.
Amy n’a pas le choix. Si elle veut sauver sa sœur d’adoption, il va lui falloir se rendre à Fort Black, là où d’autres survivants se sont rassemblés et vivent selon la loi du plus fort. Dans cette véritable jungle, la jeune fille va tout faire pour retrouver Ken, le frère de Kay, seul capable de l’aider à secourir Baby. Assistée de Jacks, le neveu du dirigeant de Fort Black, la jeune fille finit par en apprendre un peu plus sur l’invasion des Floraes… Une vérité qui s’avère plus cauchemardesque encorequ’elle ne le croyait !

Après IN THE AFTER, Demitria Lunetta nous entraîne dans une course infernale contre la montre. Avec IN THE END, elle clôt d’une main de maître un dyptique au rythme haletant.

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Nous avions laissé notre héroïne hors des murs protecteurs de New Hope. Elle décide pendant un moment de ne pas se rendre dans l’autre communauté qui existe, régit par a loi du plus fort. Cependant, elle apprend que Baby est entre les mains du Dr. Reynolds qui la torture. Son seul espoir est de trouver le frère de Kay, espèce de savant fou qui serait prêt à tout pour obtenir un cobaye. La voilà donc obligée de se rendre à Fort Black.

Dans ce deuxième tome, notre héroïne est un peu plus « sûre » de sa survie dehors. On lui a donné une combinaison et un émetteur qui la protègent des floraes. Elle est donc moins sur ses gardes que dans le premier tome et va jusqu’à se déplacer en plein jour.

Après une courte introduction qui représente encore une fois le monde extérieur, la suite se déroule à Fort Black. Fort Black est à l’opposé de ce qu’est New Hope. A New Hope, les personnes intelligentes détiennent le pouvoir. A Fort Black, c’est la loi du plus fort. Au contraire de New Hope, les femmes ne s’écrasent pas, au Fort, elles ne peuvent pas se montrer faible, leur survie en dépend.

La tension est à son comble. Amy ne sait toujours pas à qui faire confiance. La conclusion de cette saga en deux tomes est juste parfaite. Amy a eu au cours de ses années d’apocalypse assez d’expérience pour survivre à n’importe quelle situation. Donc elle est beaucoup plus blasée dans ce deuxième tome. Il n’y a plus la même crainte du florae qu’il y avait dans le premier. La révélation sur le Dr.Reynolds est l’un des rebondissements auquel je ne m’attendais pas. Petit bémol, la fin du livre est un peu trop ouverte. On ne sait pas si Amy va revoir Jacks. On suppose surtout qu’elle l’a choisi par rapport à Rice. Que va devenir New Hope ? Le vaccin va-t-il sauver l’humanité ? Vont-ils réussir à éliminer les florae ? Baby va-t-elle vraiment mieux ? Autant d’interrogations qui ne trouveront aucunes réponses. Et c’est bien dommage !

En conclusion, la saga en deux tomes est pour moi un coup de cœur. C’est un univers qui se rapproche des zombies sans appeler ces monstres des zombies. Ces monstres sont en fait beaucoup plus effrayant que les zombies. Mais notre héroïne a fait du chemin. Elle est prête a tuer du florae. Et je suis complètement fan de cet univers !

— Et donc, ce tatouage… c’est douloureux ?
— Pas trop, mais tu vas devoir enlever ces gants. […] Tiens, c’est un peu comme si on t’égratignait la peau avec un petit couteau. Ça fait un tout petit peu mal.
Bien sûr. Un tout petit peu. Je m’efforce de sourire malgré la douleur.

Fire Sermon – Francesca Haig

The Fire Sermon - Francesca Haig

jaimebienRésumé : 
Jumeaux à la naissance,
ils grandissent en ennemis.

Après une catastrophe apocalyptique,
L’humanité ne donne plus naissance qu’à des jumeaux.
pour chaque bébé parfait, l’Alpha,
il y a un bébé imparfait, l’Oméga.
Ils sont unis par un terrible lien:
la mort de l’un entraîne celle de l’autre.

Cass et Zach sont jumeaux.
Elle, c’est l’Oméga; lui, c’est l’Alpha.
Chacun veut renverser l’autre pour imposer
sa propre vision du futur.
Mais dans cette bataille, si l’un meurt,
l’autre mourra aussi.

Après des pages d’histoire et de descriptions, on saisit peu à peu comment le monde est devenu ce qu’il est et enfin nous rentrons plus profondément dans l’histoire.
Le monde est devenu encore plus cruel qu’il ne l’était. Il y a la période de l’Avant et celle de l’Après. Depuis quelques temps, seuls des jumeaux naissent, toujours une fille et un garçon. Seulement l’un est un Alpha et l’autre un Oméga. Les Oméga ont tous des déficiences (Physiques ou mentales) tandis que les Alpha sont « normaux ». Les Omégas sont vus comme des parias tandis que les parfaits Alpha se battent entre eux pour atteindre le sommet. Mais dans ce jeu de pouvoir, les Alphas sont obligés de protéger leurs jumeaux Omégas, leurs faiblesses ultimes. En effet, pour se débarrasser d’un Alpha, il suffit de tuer son jumeau ou sa jumelle…

Et c’est un monde parfaitement structuré, on comprend pourquoi les Alphas détestent les Omégas, ils sont inutiles à la société, un véritable fardeau. Cependant, ils ne peuvent les tuer puisque ça signerait l’arrêt de mort des Alphas. Et c’est paradoxal parce que c’est grâce à eux que les Alphas vivent, et pourtant, ils les font vivre dans d’autres villages que les leurs, ils les marquent comme du bétail, ils les rejettent.

Cassandra est une jeune Oméga de dix-neuf ans au début du livre, son jumeaux,  Zach, est Alpha. Elle aime son frère et aurait aimé qu’il se batte pour elle, malheureusement, Zach ne voit en elle que sa faiblesse mais aussi comme celle qui ne lui a pas permis de vivre sa vie rêvée. Cassandra se prend une vraie claque en pleine figure quand son frère l’enferme pour sa sécurité à lui et l’accuse d’avoir gâché les premières années de sa vie. Cassandra passe quatre années de sa vie dans ce cachot puis s’échappe pour pouvoir atteindre l’île des Omégas, une île où les Alphas n’auraient aucune prise.

C’est un roman assez dérangeant qui dépeint la cruauté de l’Homme; éliminer toute faiblesse qui pourrait freiner une ascension politique, rejeter les personnes différentes, … Ainsi que la construction d’un espoir pour ceux qui sont différents.

Un tout petit point négatifs, les descriptions qui sont plutôt énormes et parfois superflues.

Le livre est long mais j’ai été agréablement surprise. Le monde décrit par l’auteur est bien ficelé et franchement si on avait tous un jumeau jugé « maléfique » j’imagine qu’on ferait pareil que les Alphas. J’adore les Dystopies et au lieu de montrer un monde technologiquement supérieur au nôtre, nous avons complètement l’inverse, posséder de la technologie est interdit et tout ça, ça marche parfaitement. Et la révélation de la fin ! Quand on pense que tout se finit, l’auteure nous lâche une petite bombe !! Vivement les prochains tomes!

Pas d’information sur le deuxième tome 

— Quand je dis que tout va bien, reprit-il, c’est seulement si ça te va d’être en cavale, poursuivie par ton jumeau et certainement un contingent entier d’hommes à ses ordres, et de passer la nuit en haut d’un escarpement surplombant une rivière avec un inconnu amnésique à moitié nu. Si jusque-là tu te sens en sécurité, alors tout va effectivement bien.